petales de fleurs de cerisier
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La médecine traditionnelle japonaise

Quelles différences entre la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et la médecine traditionnelle japonaise (MTJ) ?

Tout d’abord, les points communs. Comme bon nombre de médecines traditionnelles Orientales (Coréennes, Vietnamiennes,…etc) ce sont des pratiques fondées sur la vision Asiatique du corps, et notamment les principes de la circulation énergétiques et du système des méridiens. Elles font toutes appel à l’ « acumoxibustion » ou « moxipuncture » (Shinkyu), à savoir, l’acupuncture (aiguilles/Shin) et la moxibustion (chaleur par la combustion d’armoise/kyu).

La particularité de l’approche Japonaise (MTJ) se situe essentiellement dans sa pratique, non dans sa théorie, qui elle reste chinoise.

Dans son histoire, la Chine a eu une très importante influence sur l’Asie toute entière, et sa culture a exporté au Japon dès le 6ème siècle, son écriture (les Kanji), le Chan qui deviendra le Zen, le Bouddhisme, le Confucianisme, … et bien sûr, sa médecine (MTC).

 

Au 17ème débute l’époque d’Edo, période très particulière, durant laquelle le Japon va s’isoler du monde et n’avoir pratiquement plus aucun contact avec l’étranger durant plus de 250 ans.

C’est durant cette période inédite, que la MTJ est devenue – contrairement au reste des pays asiatiques – une discipline pratiquée quasi exclusivement par les non-voyants, notamment grâce aux nombreuses écoles pour aveugles fondées dès 1680 par Sugiyama Waichi, non voyant lui-même et considéré au Japon comme le père de la médecine Traditionnelle Japonaise.

De ce handicap, va naître un talent particulier, le travail au toucher. Sur les bases du massage traditionnel (Anma) les étudiants vont pouvoir apprendre l’anatomie, développer la palpation des méridiens (Keiraku), du dos et du ventre (Hara) et développer leur sensibilité. Ils vont utiliser un tube guide (Shinkan) pour insérer l’aiguille, la moxibustion (minuscule cône d’armoise de la taille d’1/2 grain de riz) posée directement au contact de la peau (Tonetsukyu). Et les fondamentaux de la MTJ sont dès lors posés:

  • Travail, par le toucher, des méridiens du dos et du ventre.
  • Utilisation du Shinkan, qui permet l’utilisation d’aiguilles extrêmement fines (0.16 mm de diamètre) et une insertion quasi indolore.
  • Une moxibustion très ciblée et posée directement sur la peau.
  • Le Shiatsu (pression des doigts), traitement par le toucher sur le dos, le Hara et les méridiens, sans aiguilles ni moxas.

 

Le Shiatsu, l’acupuncture et la moxibustion, sont donc les trois fondamentaux et la particularité de la Médecine traditionnelle Japonaise, et de l’héritage de Sugiyama Waichi.
De nos jours, le Japon compte environ 90000 praticiens de MTJ non médecins, dont 30000 sont non-voyants, ce qui est donc toujours, une spécificité Japonaise.

Autre particularité Japonaise, la pharmacopée ne fait pas partie de la MTJ, elle se nomme Kanpo et est une discipline à part entière, pratiquée uniquement par des praticiens de Kanpo, qui généralement ne pratiquent pas l’acumoxibustion. Un peu la même idée que chez nous, occidentaux, entre médecins et pharmaciens.

 

Qu’est-ce qui est mieux alors, MTC ou MTJ ?

Il n’y a pas d’opposition possible, ce sont des disciplines sœurs, comme d’autres disciplines Asiatiques, l’une n’est pas meilleure ou moins bien que l’autre, ce sont leurs différences et spécificités qui feront que vous irez plus vers l’une ou l’autre. Ainsi que la compétence des différents praticiens/ennes.

 

Et le Shiatsu ou la MTJ ?

Le Shiatsu est presque indispensable au praticien de MTJ, car c’est grâce à lui qu’il va développer son toucher, si important à la pratique de la MTJ. Le praticien utilise alors le Shiatsu de plusieurs manières. Uniquement pour la lecture du corps et sa palpation. Comme un non-voyant lirait un livre en braille, avec un toucher très fin et délicat. Soit il utilisera ses mains (Shiatsu), soit le Shinkyu (aiguilles et moxas) pour rééquilibrer ce qu’il estime nécessaire de travailler.

Certains praticiens n’utilisent que la thérapie manuelle japonaise, ils sont donc praticiens de Shiatsu mais pas de MTJ.

 

Les moxas

La moxibustion est une technique de stimulation par la chaleur de points d’acupuncture. Le moxa est constitué d’armoise, « mogusa » en Japonais. Cette plante après traitement est réduite à l’état de coton, et ce coton brûle de manière douce et sans flamme. C’est cette odeur particulière qui parfume les cabinets de Médecine Traditionnelle.
En MTJ, l’armoise est utilisée sous forme de cigare ou de charbon comme en MTC, mais aussi en sticker et même au contact direct de la peau sous la forme d’un petit cône de la taille d’un demi grain de riz (voir plus petit encore) et roulé entre les doigts.
C’est là, une particularité typiquement Japonaise appelée Tonetsukyu.

 

photographie d'une armoise utilisée par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement de moxibustion  photographie d'une armoise utilisée par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement de moxibustion

 

 

Les différents types d’aiguilles japonaises dans l’acupuncture

Shin ou Hari

L’aiguille d’acupuncture Japonaise. Elle est extrêmement fine, 0.16 mm de diamètre généralement, et elle est souple. Il est donc nécessaire d’utiliser un tube guide appelé Shinkan pour l’introduire. Sa grande finesse et l’utilisation du Shinkan ainsi que la poncture très peu profonde participent au fait que l’acupuncture Japonaise soit quasi indolore.
Ces aiguilles sont toutes à usage unique et stérile.

photographie d'aiguilles shin ou hari utilisées par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acunpuncture photographie d'aiguilles shin ou hari utilisées par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acunpuncture

Zanshin

Aiguille non invasive en cuivre, laiton, argent ou autres métaux nobles en forme de tulipe ou d’ “arôme “, rappelant la feuille roulée de Sugiyama Waichi. Elle est non invasive, et est utilisée par percussions ou effleurage de la peau par des techniques manuelles très rythmées. Elle aurait également servie comme Shinkan « primaire » à l’introduction des aiguilles, avec précision du coté fin, ou bien avec un angle oblique par son coté large.

photographie d'une aiguille zanshin utilisée par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture  photographie d'une aiguille zanshin utilisée par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture

 

Inrishin

Aiguille non invasive en acier, possédant une très légère pointe émoussée posée à l’apex d’une sphère, le tout prenant l’aspect d’un stylet de métal. La pointe peut être utilisée pour stimuler un point d’acupuncture, la sphère limitant les risques de blessures par introduction trop profonde sur la peau du stylet. La sphère et la pointe peuvent également être utilisées en effleurage de la peau, en varient l’angle et la force d’utilisation du stylet par l’inclinaison faible ou forte de ce dernier par rapport à la superficie de la peau. Ceci permettant d’avoir un effleurage profond ou très superficiel.

photographie d'une aiguille inrishin utilisée par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture  photographie d'une aiguille inrishin utilisée par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture

Teishin

Le Teishin est l’aiguille de Sesshokushin (acupuncture de contact non invasive) par excellence au Japon. Elle prend la forme d’un stylet possédant une pointe émoussée d’un côté, ainsi qu’une petite sphère ou bille taillée dans la masse du stylet de l’autre côté.
Elle peut être en acier, laiton, cuivre, argent,… Ces deux extrémités permettent au praticien d’alterner entre technique de poncture et technique d’effleurage à sa guise, d’un simple retournement du stylet dans la main. Cette aiguille est très utilisée au Japon, que ce soit pour les personnes ne souhaitant pas être piquées, ou pour l’acupuncture pédiatrique (Shonishin) tant son champ d’utilisation est vaste. Elle ne traverse pas la peau, mais permet des techniques de tonifications par frottement, percussions,… de dispersions par poncture, vibrations,… le tout avec puissance ou bien extrême délicatesse. Elle est en quelque sorte l’outil moderne permettant toutes les techniques non invasives possibles, du traitement à la recherche de points.

photographie d'aiguilles teishin utilisées par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture  photographie d'aiguilles teishin utilisées par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture

Aiguille de l’école Yoneyama

Il existe de nombreuses aiguilles non invasives en Shonishin Japonais, et une des plus connues est celle de l’école Yoneyama. De la forme d’une feuille de Ginko, elle permet des techniques très douces de stimulations par sa pointe émoussée, ou bien de larges effleurages par son coté large. Elle peut bien sûr être utilisée en acupuncture de contact pour les adultes également.

photographie d'aiguilles yoneyama utilisées par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture  photographie d'aiguilles yoneyama utilisées par le cabinet Yamadori dans le cadre d'un traitement d'acupuncture

 

 

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